Recruter un apprenti en Veveyse : votre image parle avant l'entretien
Dans le district, beaucoup d'entreprises cherchent du personnel plus que des clients. Ce que regardent un jeune de 15 ans et ses parents avant de postuler.
En Veveyse, beaucoup d’entreprises cherchent du personnel plus qu’elles ne cherchent des clients. Et pourtant, presque toutes ne communiquent que vers les clients. Une place d’apprenti qui reste vide deux ans de suite est rarement un problème de salaire — c’est très souvent un problème de visibilité.
Qui décide vraiment
Trois personnes, et une seule est le candidat.
Le jeune regarde Instagram et TikTok, dans cet ordre, et décide en une quarantaine de secondes si le métier a l’air intéressant. Les parents regardent Google : les avis, les photos, si l’entreprise a l’air solide. Le conseiller en orientation regarde si l’entreprise existe en ligne, tout simplement, parce que c’est ce qu’il peut montrer pendant une séance d’information.
Si rien ne sort sur aucun des trois, vous êtes en concurrence avec des entreprises de Bulle et de Vevey qui, elles, sortent.
Ce qu’il faut montrer, concrètement
- L’atelier en activité, pas rangé pour la photo. À quoi ressemblent vraiment les journées.
- L’équipe, visages compris. Un métier se choisit autant pour les gens que pour le travail.
- Un chantier fini, avec celui qui l’a fait. C’est ce qui donne envie à un jeune de se dire « j’aimerais savoir faire ça ».
- Les apprentis que vous avez déjà. Ce sont vos meilleurs arguments, et ils parlent la bonne langue. Laissez-les filmer eux-mêmes une fois, vous verrez la différence.
Ce qu’il ne faut pas faire
Ne publiez pas une annonce d’emploi en image. Personne ne la partage, personne ne la regarde, et elle touche exactement les gens qui vous suivent déjà — c’est-à-dire pas les candidats.
Ne promettez pas une ambiance que vous n’avez pas. Un jeune qui arrive et découvre le contraire part avant six mois, et le raconte à toute son école. Dans un district de cette taille, une mauvaise réputation d’employeur circule plus vite qu’une bonne.
Trente secondes, une fois par an
Une vidéo honnête de l’atelier, de l’équipe et d’une journée type sert plusieurs années. Elle coûte une matinée et remplace quatre annonces. C’est le format que nous tournons le plus souvent en production vidéo dans la Veveyse, et il se prolonge naturellement en publications régulières.
Le bon moment pour la tourner, c’est l’hiver — quand la saison est calme, et bien avant que les candidatures de printemps ne commencent à circuler.