Auberge du Vent-Blanc
Certaines maisons n’ont pas de photos. Pas des mauvaises : aucune. Une auberge en haut d’une route de montagne, dont les seules images appartiennent aux clients qui les ont prises. La réponse habituelle est une photo de fondue achetée en banque d’images. On a dessiné la vue à la place.
Le panorama porte la page
Ce pour quoi les gens montent, c’est la vue — elle est donc le visuel principal : une ligne d’horizon gravée qui nomme ce qu’on voit depuis la terrasse, la Dent de Jaman, les Rochers-de-Naye, la trouée sur le lac. C’est un dessin, donc il ne pèse rien, il ne ressemble au site de personne d’autre, et il dit ce qu’une photo ne dit pas : les noms.
Faite pour répondre, pas pour impressionner
Une auberge de montagne s’entend poser les huit mêmes questions au téléphone toute la journée. Elles sont toutes sur la page, traitées en phrases entières : les horaires, le jour de fermeture, le plat du jour et son prix, les chiens, le parking, et les quatre chambres à l’étage.
Une palette empruntée aux poteaux de randonnée
L’ardoise des toits, le cuivre des poteaux indicateurs, et un fond de papier de carte topographique. Aucune photographie nulle part : toute l’identité est dessinée.